Blog Albert Deloin

Un marronnier

Publié le 08 janvier 2009

A chaque période de crise c'est la même chose, les investissements sont gelés, et l'activité des cabinets de consulting est fortement touchée. Nous n'échappons pas à la règle.

On réfléchit à des solutions, et invariablement le même sujet est évoqué: Pour déclencher des affaires, il est impératif d'être payé au résultat. En somme, le client paye en fonction du Retour sur Investissement. C'est imparable, comme on vend des économies, on se paye sur les économies, le client ne sort que l'argent qu'on lui a fait gagner. Le tour est joué, y-a plus qu'à ...

Et puis se pose la question de la méthode:
- Comment mesurer les économies ?
- Quelles économies mesurer ?
- Que faire si le projet dérive ? A qui la faute ?
- etc.

On commence alors à se poser des questions métaphysiques. Il faut définir un contrat avec le client, définir un référentiel commun d'évaluation des performances obtenues (indicateurs), définir un calendrier d'avancement précis, définir que faire quand le client est défaillant dans son implication sur le projet, définir ...

L'enthousiasme du début commence à faire place aux premières pointes de scepticisme. Petit à petit, cette idée si sexy, le devient de moins en moins. Et là le coup fatal tombe: "De toute manière, chaque fois que j'ai proposé d'être en partie payé sur les économies de stock, le client, en voyant les montants en jeu, a toujours fini par renoncer à cette formule!".

Bon, et bien voilà, c'est fini!
Lors de la prochaine crise, c'est promis, on ne nous y reprendra pas.


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2 commentaires à cet article

Valérie GOULEVITCH, le 12 janvier 2010 à 11:24 :

Bonjour, Je viens de lire votre article, et apprécie votre transparence.
Notre groupe PREACTOR est spécialisé dans la planification & l'ordonnancement d'ateliers depuis plus de 15 ans. Nous avons plus de 2500 sociétés clientes dans le monde et plus de 400 distributeurs et partenaires. Compte tenu de votre expertise dans notre domaine d'activité, et du nombre croissant de demandes pour des solutions de ce type, il y a peut être un intérêt à ouvrir le dialogue ensemble !
n'hésitez pas à me contacter par l'intermédiaire de mon profil VIADEO.
Bon courage pour l'après-crise maintenant !

JEANNETEAU Frédéric, le 26 mai 2009 à 10:29 :

En tant qu'auditeur ISERPA et en cours de recherche sur le Kanban, je ne peux qu'adhérer à votre constat et à celui de votre premier article du 13 novembre 2008
"Le kanban et la crise...".
A mon niveau, les offres de stage s'en ressentent également, et je regrette que les entreprises ne profitent pas de cette période pour optimiser leurs méthodes et profiter de connaissances et compétences rentables.
Bonne continuation.

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